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SPO à l’œuvre est le blogue de Santé publique Ontario. Ici, nous racontons des histoires au sujet du travail que nous faisons tous les jours, avec nos partenaires, afin d’assurer la sécurité des Ontariennes et des Ontariens et de créer des lendemains plus sains.
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juillet 26
Les maladies à transmission vectorielle en Ontario — le point annuel à ce sujet

26/07/2017​

Que sont les maladies à transmission vectorielle ? 

Ce sont des infections qui se transmettent par un vecteur tel qu’un moustique, une tique ou une puce. En voici les plus courantes en Ontario :

  • le virus du Nil occidental : c’est un virus qui se transmet par la piqûre d’un moustique infecté. Il a été détecté en Ontario pour la première fois en 2001 sur des oiseaux et en 2002 sur des humains. 
  • la maladie de Lyme : c’est une infection qui se transmet par la morsure d’une tique infectée. En Ontario, la majorité des cas de personnes infectées étaient dus à une exposition à cet insecte dans des régions connues pour abriter des tiques à pattes noires.
  • le virus de l’encéphalite équine de l’Est (VEEE)​ (en anglais) : c’est un virus qui circule entre les oiseaux et les moustiques et qui est transmis aux humains et aux chevaux par des vecteurs passerelles (moustiques). Sa présence a été signalée en Ontario dans la population équine dès les années 1930 ; mais depuis 2009, on l'a détectée dans la population de moustiques de façon sporadique. 

Tendances annuelles liées aux maladies à transmission vectorielle

VBD-Square.jpgIl est important de surveiller les tendances relatives aux maladies à transmission vectorielle dans toute la province. C’est pourquoi nous publions chaque année, avec le soutien des bureaux de santé publique ontariens et de leur système de surveillance régulière, un rapport annuel sur les maladies à transmission vectorielle. Nous avons le plaisir d’annoncer la parution de notre Rapport sommaire 2016 sur les maladies à transmission vectorielle​ (en anglais), lequel offre un aperçu des données obtenues l’an dernier relativement aux vecteurs de transmission du virus du Nil occidental, du VEEE et de la maladie de Lyme en Ontario.

Parmi les éléments marquants de ce rapport, mentionnons les résultats ci-après :

  • ​On a constaté ces deux dernières années une augmentation des gîtes larvaires de moustiques infectés par le virus du Nil occidental, le nombre de gîtes repérés en 2016 se portant à 211.
  • S’il est vrai que ce rapport ne rend pas compte des résultats observés chez l’être humain, on y mentionne toutefois que c’est en Ontario qu’a été signalé le tout premier cas d’infection au VEEE chez un être humain au Canada.
  • On a constaté une augmentation du nombre de tiques à pattes noires remises à SPO : de 1903 en 2015, il est passé à 2041 en 2016. 

Remarque : les données humaines ne sont pas incluses dans ce rapport. Mais vous trouverez des renseignements à ce sujet sur notre site Web en vous servant de l’outil de recherche Query sur les maladies infectieuses et en consultant la rubrique Tendances liées aux maladies à déclaration obligatoire en Ontario.

Ressources complémentaires 

Nous offrons par ailleurs des ressources et outils divers sur les maladies à transmission vectorielle. Pour avoir plus d’information à ce sujet, consultez notre page Web interactive sur la surveillance du virus du Nil occidental​ (mise à jour hebdomadaire) (en anglais) ou encore celle consacrée à la maladie de Lyme.

Ne manquez pas de suivre notre blogue SPO à l’œuvre pour y lire les billets relatifs aux maladies à transmission vectorielles qui seront publiés au cours des prochaines semaines. 

Avez-vous des questions au sujet du Rapport sommaire ? 

N’hésitez pas à communiquer avec nous en nous écrivant à ezvbd@oahpp.ca.   


juillet 25
Pratiques exemplaires pour lutter contre les mycobactéries pulmonaires non tuberculeuses : billet à l’intention des cliniciens

25/07/2017​

PIDAC-CD_NTM.pngLes mycobactéries non tuberculeuses (MNT) sont des organismes que l’on trouve naturellement dans le sol et dans l’eau, y compris dans les systèmes de distribution de l’eau potable traitée, les pommes de douche et les robinets. Les infections humaines à MNT se situent le plus souvent au niveau pulmonaire et suscitent généralement des symptômes respiratoires et systémiques à progression lente. Elles sont de plus en plus courantes au Canada2 ; il est donc important de disposer de renseignements à jour afin de comprendre l’épidémiologie et la gestion clinique des infections à MNT.

Le document Pratiques exemplaires pour lutter contre les mycobactéries pulmonaires non tuberculeuses​ fournit aux cliniciens tels que les gestionnaires des maladies chroniques, les médecins de famille, les spécialistes en médecine interne, les pneumologues et les spécialistes des maladies infectieuses des généralités sur les infections humaines à MNT, notamment :

  • le prélèvement d’échantillons et les analyses microbiologiques ;
  • les critères diagnostiques et les critères de traitement ; 
  • les présentations cliniques ;
  • le traitement

Ce document met également l’accent sur les preuves émergentes d’une transmission potentielle d’une personne à l’autre mettant en jeu les patients qui souffrent de mucoviscidose et traite des méthodes susceptibles de réduire l’exposition aux agents pathogènes environnementaux pour les personnes à risque.

Ce document a été créé par le Comité consultatif provincial des maladies infectieuses – Maladies transmissibles (CCPMI - Maladies transmissibles), le groupe de travail sur les mycobactéries non tuberculeuses, avec le soutien de Santé publique Ontario.

Pour plus de renseignements à ce sujet, veuillez communiquer avec pidac@oahpp.ca


juillet 18
Santé publique 101 : Période latente
juillet 17
Lutte antitabac : un coup d’œil sur l’abandon

17/07/2017

 ouvrier du batiment

Au début du mois de mai, nous avons publié le rapport intitulé L’action fondée sur des données probantes : Lutte globale antitabac en Ontario (2016), qui présente une évaluation complète de 56 interventions de lutte antitabac et met en lumière leur impact sur la réduction du tabagisme et de son fardeau connexe en Ontario. Le rapport comporte quatre chapitres organisés selon les quatre axes de la lutte antitabac : l’industrie, la prévention, la protection et l’abandon.

Le chapitre sur l’abandon décrit 15 interventions de la lutte antitabac et leur contribution potentielle visant à motiver et à aider les gens à cesser de fumer. Le chapitre a été rédigé par un groupe de travail composé de scientifiques et d’experts de la prévention du tabagisme. Le groupe était dirigé par Brice Baskerville, scientifique principal et professeur agrégé de recherche au Propel Centre for Population Health Impact de l’Université de Waterloo.

« Le chapitre sur l’abandon est extrêmement important, indique M. Baskerville. Il peut nous aider à faire des progrès importants afin d’atteindre une plus faible prévalence du tabagisme au Canada. »

Le chapitre décrit un certain nombre d’interventions visant à favoriser l’abandon du tabagisme qui peuvent être utilisées à l’échelon local et à l’échelle provinciale. Il s’appuie sur des interventions et des politiques qui ont déjà été mises en œuvre, comme celle touchant le prix et les taxes, et décrit de nouvelles données probantes sur les interventions fondées sur les technologies, comme la messagerie texte.

« Nous avons besoin d’une stratégie complète et intégrée d’abandon du tabagisme - un centre de services où les fumeurs qui souhaitent cesser de fumer peuvent obtenir de l’aide, quel que soit l’endroit ou le moment où ils en ont besoin, souligne M. Baskerville. Il n’y aura pas de phase finale du tabagisme, à moins que nous ayons en place de bonnes stratégies d’abandon du tabagisme. »

Importance du chapitre sur l’abandon

Ce chapitre permet de :

  • ​améliorer la connaissance des données probantes concernant les politiques antitabac existantes;
  • connaître les nouvelles interventions fondées sur les technologies;
  • connaître de nouvelles stratégies d’abandon du tabagisme visant des sous-populations particulières, comme les populations autochtones, les LGBTQ +, les personnes ayant un faible statut socio-économique, les personnes ayant une faible scolarité et les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

Plus de renseignements sur le rapport

Pour lire le rapport complet ou visionner la webémission présentant les points saillants du rapport, veuillez consulter la page Web L’action fondée sur des données probantes : Lutte globale antitabac en Ontario (2016).

Avez-vous manqué un de nos billets sur le sujet? Consultez nos billets sur l'industrie, la prévention​ et la protection​.

___________________________________________________________________________________________

* Un cadre de phase finale du tabagisme définit des stratégies qui abordent la lutte antitabac à l’échelle du système (structurel, politique et social) afin de mettre fin à l’épidémie du tabagisme.


juillet 10
Lutte antitabac : un coup d’œil sur la protection

10/07/2017

 Famille avec bébé

Au début du mois de mai, nous avons publié le rapport intitulé L’action fondée sur des données probantes : Lutte globale antitabac en Ontario (2016), qui présente une évaluation complète de 56 interventions de lutte antitabac et met en lumière leur impact sur la réduction du tabagisme et de son fardeau connexe en Ontario. Le rapport comporte quatre chapitres organisés selon les quatre axes de la lutte antitabac : l’industrie, la prévention, la protection et l’abandon.

Le chapitre sur la protection décrit 10 interventions de la lutte antitabac et leur rôle dans la protection des personnes contre l’exposition physique et sociale. Le chapitre a été rédigé par un groupe de travail composé de scientifiques et d’experts de la prévention du tabagisme. Le groupe était dirigé par Pamela Kaufman, scientifique au sein de de l’Unité de recherche sur le tabac de l’Ontario, et chargée d’enseignement à la Dalla Lana School of Public Health de l’Université de Toronto.

« La littérature scientifique a démontré que le tabagisme nuit à notre santé, déclare Mme Kaufman. Malgré cela, les Ontariennes et Ontariens sont toujours exposés à de la fumée secondaire et tertiaire dans leurs résidences et leurs véhicules, dans certains lieux publics extérieurs, en milieu de travail et sur les campus des établissements d’enseignement postsecondaire. »

Le chapitre sur la prévention examine comment la création de milieux sans fumée offrant de l’air propre contribue à protéger les gens contre les méfaits de la fumée de tabac. Les lois antitabac et les politiques connexes, comme la Loi favorisant un Ontario sans fumée, font partie intégrante de la lutte globale antitabac.

« En plus de protéger les gens contre l’exposition à la fumée de tabac, il est prouvé que les politiques antitabac aident les personnes qui tentent de cesser de fumer, ou qui ont récemment cessé, en réduisant les incitatifs physiques et sociaux à fumer, explique Mme Kaufman. Elles contribuent également à empêcher les jeunes de commencer à fumer en réduisant l’exposition sociale au tabac et en modifiant les normes sociales concernant le tabagisme. »

Importance du chapitre sur la protection

Ce chapitre permet de :

  • ​souligner les lacunes et les possibilités en matière de politiques concernant les endroits où les Ontariennes et les Ontariens sont encore exposés (p. ex. les immeubles à logements multiples, les entrées des immeubles, les établissements d’enseignement postsecondaire);
  • favoriser une approche globale de la lutte antitabac en encourageant et en appuyant les tentatives d’abandon du tabagisme et de modification des normes sociales qui influent sur le tabagisme chez les jeunes;
  • comprendre l’intégration d’autres produits, comme les pipes à eau et les cigarettes électroniques, dans des politiques antitabac.

Plus de renseignements sur le rapport

Pour lire le rapport complet ou visionner la webémission présentant les points saillants du rapport, veuillez consulter la page Web L’action fondée sur des données probantes : Lutte globale antitabac en Ontario (2016).

Consultez notre billet sur l'industrie et la prévention​. Restez à l'affut de notre blogue SPO à l’œuvre pour plus de points saillants.

juin 30
Lutte antitabac : un coup d’œil sur la prévention

30/06/2017​

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Au début du mois de mai, nous avons publié le rapport intitulé L’action fondée sur des données probantes : Lutte globale antitabac en Ontario (2016), qui présente une évaluation complète de 56 interventions de lutte antitabac et met en lumière leur impact sur la réduction du tabagisme et de son fardeau connexe en Ontario. Le rapport comporte quatre chapitres organisés selon les quatre axes de la lutte antitabac : l’industrie, la prévention, la protection et l’abandon.

Le chapitre sur la prévention décrit 14 interventions de la lutte antitabac et leur contribution potentielle visant à empêcher les gens de commencer à fumer. Le chapitre a été rédigé par un groupe de travail composé de scientifiques et d’experts de la prévention du tabagisme. Le groupe était dirigé par la Dre Kelli-an Lawrance, professeure agrégée au Département des sciences de la santé de l’Université Brock, et codirectrice et chercheuse principale de Cheminer sans fumer

« Le chapitre sur la prévention est unique parce qu’il va au-delà de la façon de penser traditionnelle en matière de prévention du tabagisme, explique la Dre Lawrance. J’espère que ce chapitre renforce le message que nous pouvons en arriver à un Ontario sans fumée. »

La prévention est un élément important de la lutte antitabac. Les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables pour les raisons suivantes :

  • ​la période de transition vers le jeune âge adulte augmente le risque de commencer à fumer;
  • une fois qu’une personne commence à fumer, elle risque davantage de progresser pour accroître le tabagisme;
  • les nouveaux produits (p. ex., les cigarettes électroniques) peuvent accroître le tabagisme chez les adolescents et les jeunes adultes.

Le chapitre sur la prévention traite de la prévention primaire et secondaire et élargit la portée du dialogue sur la prévention du tabagisme. « Le chapitre ne met pas uniquement l’accent sur les enfants, mais inclut aussi les jeunes et les jeunes adultes, explique la Dre Lawrance, et il se penche également sur les particuliers, leurs familles, les réseaux sociaux, l’école ou les lieux de travail ainsi que les structures sociales dans lesquelles ils vivent. »

Importance du chapitre sur la prévention 

Ce chapitre permet de :

  • ​connaître les facteurs qui contribuent à l’adoption du tabagisme;
  • aider à prévenir le tabagisme en comprenant pourquoi les adolescents et les jeunes adultes commencent à fumer;
  • étendre les initiatives traditionnelles de prévention du tabagisme à différents groupes d’âge;
  • comprendre comment utiliser les campagnes médiatiques de manière encore plus convaincante.

Plus de renseignements sur le rapport

Pour lire le rapport complet ou visionner la webémission présentant les points saillants du rapport, veuillez consulter la page Web L’action fondée sur des données probantes : Lutte globale antitabac en Ontario (2016)​.

Consultez notre billet sur l'industrie​ et restez à l'écoute de notre blogue SPO à l’œuvre​ pour plus de points saillants.

juin 22
Lutte antitabac : un coup d’œil sur l'industrie

​22/06/2017

photo de cigarettes

Au début du mois de mai, nous avons publié le rapport intitulé L’action fondée sur des données probantes : Lutte globale antitabac en Ontario (2016), qui présente une évaluation complète de 56 interventions de lutte antitabac et met en lumière leur impact sur la réduction du tabagisme et de son fardeau connexe en Ontario. Le rapport comporte quatre chapitres organisés selon les quatre axes de la lutte antitabac : l’industrie, la prévention, la protection et l’abandon.

Le chapitre sur l’industrie décrit 17 interventions de la lutte antitabac et leur contribution potentielle visant à contrer les efforts de l’industrie du tabac à promouvoir et à vendre ses produits. Le chapitre a été rédigé par un groupe de travail composé de scientifiques et d’experts en prévention du tabagisme. Le groupe était dirigé par Robert Schwartz, directeur général de l’Unité de recherche sur le tabac de l’Ontario.

Le chapitre sur l’industrie est important parce qu’il se penche sur des façons de diminuer et, ultimement, d’éliminer le tabagisme en mettant l’accent sur des interventions visant l’industrie et les produits du tabac.

« Pour la première fois, ce chapitre aborde la question sous l’angle de la phase finale, déclare M. Schwartz. Il est vraiment agréable de dire que le gouvernement fédéral a adopté un objectif de phase finale du tabagisme visant à faire en sorte que moins de cinq pour cent de la population fassent usage de tabac d’ici l’an 2035. »

Un cadre de phase finale du tabagisme définit des stratégies qui abordent la lutte antitabac à l’échelle du système (structurel, politique et social) afin de mettre fin à l’épidémie du tabagisme. Les stratégies de phase finale du tabagisme sont largement axées sur l’industrie du tabac dans le cadre d’une politique globale de lutte antitabac utilisant des méthodes visant à se pencher sur les aspects suivants :

  • les caractéristiques de l’usage du tabac;
  • ​les nouveaux produits et consommateurs;
  • l’évolution des populations de consommateurs;
  • les efforts de l’industrie pour élargir le marché.

Importance du chapitre sur l’industrie

Ce chapitre permet de :

  • ​se renseigner sur les méthodes émergentes et novatrices permettant d’aborder l’industrie du tabac;
  • recenser les stratégies visant à réduire le nombre de consommateurs de tabac, nouveaux et actuels, et à mettre fin à l’épidémie du tabagisme;
  • comprendre le rôle de l’industrie du tabac dans la production, la commercialisation et la distribution des produits du tabac aux consommateurs.

Plus de renseignements sur le rapport

Pour lire le rapport complet ou visionner la webémission présentant les points saillants du rapport, veuillez consulter la page Web L’action fondée sur des données probantes : Lutte globale antitabac en Ontario (2016).

Ne manquez pas notre blogue SPO à l’œuvre afin de lire d’autres coups d’œil sur les chapitres au cours des prochains mois.


juin 16
Célébration d’une étape déterminante

​16/06/2017

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La semaine dernière marquait une étape déterminante pour la santé publique en Ontario : cela faisait en effet dix ans que la Loi de 2007 sur l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé  a été adoptée et que Santé publique Ontario (SPO) a été établi.

Cette Loi est la première en Ontario à avoir eu pour objet « d’augmenter la protection et la promotion de la santé de la population ontarienne et de contribuer aux efforts déployés en vue de réduire les injustices en matière de santé par la création d’un organisme chargé de fournir des conseils et un soutien scientifiques et techniques à ceux qui œuvrent au sein des divers secteurs pour protéger et améliorer la santé de la population ontarienne (...) » 1.

Renouveau des systèmes de santé publique en Ontario

Dès le début des années 2000, une série d’événements majeurs en matière de santé publique ont marqué l’Ontario. Parmi ceux-ci, mentionnons l’épidémie d’origine hydrique due à E. coli qui est survenue à Walkerton en l’an 2000 et celle du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), survenue en 2003. Pour réagir face à ces événements, on a commandé divers rapports sur la situation de la santé publique en Ontario et exigé un renouveau des systèmes de santé, tant à l’échelle locale qu’à l’échelle provinciale et fédérale. 

Opération Protection de la santé

La publication de ces rapports a eu pour résultat l’établissement du plan Opération Protection de la santé dans lequel ont été définies « les priorités stratégiques à mettre en œuvre pour renforcer les capacités du secteur de la santé publique en ce qui a trait à l’encadrement, les mesures et les interventions d’urgence en matière de santé, la prévention des maladies infectieuses et les ressources humaines. 2 » [traduction libre]

On a ensuite constitué, en janvier 2005, le Groupe de travail sur la mise en œuvre de l’Agence, lequel a soumis une recommandation cruciale quant au besoin de créer un organisme ayant pour mandat de fournir des conseils scientifiques et techniques sur la protection et la promotion de la santé. C’est le rapport final rédigé par ce Groupe de travail sous le titre De la vision à l’action : Un plan pour établir l’Agence de protection et de promotion de la santé de l’Ontario (mars 2006), qui servira de canevas à la conception de l’Agence et à sa mise sur pied. 

La concrétisation d’une vision : l’Agence de protection et de promotion de la santé de l’Ontario  

Le 4 juin 2007, la Loi de 2007 sur l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé était adoptée avec l’appui unanime des députés de tous les partis politiques. Quelques mois plus tard, le premier Conseil d’administration de l’Agence était constitué; il tenait sa première réunion en septembre 2007.

En juillet 2008, un an après l’adoption de la Loi, SPO démarrait officiellement ses activités. 

Ce démarrage s’est fait à une époque où la province de l’Ontario était confrontée à quelques-uns des défis les plus difficiles à relever qui soient en matière de santé publique. S’il est vrai que ses activités ont débuté officiellement en 2008, c’est la date du 4 juin 2007 et l’adoption de la Loi de 2007 sur l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé qui resteront une étape majeure dans l’histoire de la santé publique de l’Ontario. 

Bibliographie

  1. Loi de 2007 sur l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé, 2007, SO 2007, c 10, Sched. K. Disponible à la page : https://www.ontario.ca/fr/lois/loi/07o10
  2. Goel. V. Building Public Health Ontario : Experience in developing a new public health agency. Can J Public Health [Internet]. 2012 Jun 05 [cité le 6 juin 2017]; 103(4) : e267-9. Disponible à la page : http://journal.cpha.ca/index.php/cjph/article/view/3289​ (en anglais)



juin 15
Message du président - juin 2017

Plus tôt ce mois-ci, nous avons atteint un jalon important. Le 4 juin 2017 a marqué le 10e anniversaire de l’adoption de la Loi de 2007 sur l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé. C’est cette loi qui a donné lieu à la création de Santé publique Ontario (SPO) en 2008.

J’ai pris un instant pour réfléchir à la façon dont les systèmes de santé et de santé publique de l’Ontario ont continué à croître depuis l’adoption de la loi, grâce aux efforts collectifs de tous nos partenaires. J’ai hâte de voir ce que nous allons accomplir ensemble au cours des dix prochaines années, alors que nous continuons à travailler pour maintenir l’Ontario en santé et en sécurité.

Ce mois-ci, j’ai aussi voulu souligner le sondage sur la satisfaction de la clientèle de SPO, qui se déroule tous les deux ans, dans le cadre de notre engagement continu à mesurer et à améliorer notre rendement et à recueillir les opinions de nos clients et de nos partenaires.

Le sondage a évalué le niveau général de satisfaction, de connaissance et de compréhension de la clientèle à l’égard de SPO et de ses produits et services. Un cabinet d’étude de marché indépendant a mené le sondage et a analysé les résultats pour nous. Je suis heureux de partager avec vous les points saillants des résultats de notre sondage de 2016.

Le sondage a été envoyé aux clients qui ont utilisé des produits et des services de SPO au cours des deux dernières années et aux personnes qui se sont inscrites pour recevoir des communications de SPO. Au total, 1 391 répondants ont répondu au sondage.

Je suis ravi de signaler que, dans l’ensemble, nos cotes restent élevées, mais bien sûr, nous nous sommes engagés à nous améliorer continuellement. Dans le sondage, nos clients et partenaires nous ont dit qu’ils :ClientSatisSmall.jpg

  • ont une satisfaction générale élevée à l’égard des produits et des services de SPO;
  • recommanderaient à leurs collègues les produits et les services de SPO;
  • jugent les travaux de SPO pertinents afin de protéger et de promouvoir la santé des Ontariennes et Ontariens;
  • considèrent l’organisme comme source crédible d’informations et de conseils scientifiques et techniques.

Je vous invite à lire les points saillants de notre sondage ici.

Vos commentaires sont extrêmement importants pour nous. Je remercie toutes les personnes qui ont répondu au sondage. Les résultats nous aideront à apporter des améliorations aux produits et aux services de SPO.

Je vous souhaite, à vous et à votre famille, un été heureux et en santé

Dr Peter D. Donnelly, M.D.
Président-directeur général
Santé publique Ontario

juin 14
Pourquoi est-ce important de surveiller les moustiques en Ontario?

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Culex femelle​ 

Il est vrai que la présence des moustiques peut être désagréable au printemps et pendant l’été. Mais savez-vous que leur surveillance est une activité indispensable à la santé publique car elle permet de prévenir des maladies comme le virus du Niloccidental​ (VNO) et le virus de l’encéphalite équine de l’Est (VEEE), transmis par des moustiques? Pour en savoir davantage sur la surveillance des moustiques en Ontario, nous vous invitons à lire ce billet.

 Qu’est-ce que la surveillance des moustiques?

La surveillance des moustiques qui a lieu en Ontario consiste à attraper des moustiques et à les analyser pour voir s’ils sont porteurs du VNO et du VEEE.

De juin à octobre, plus de 300 trappes permettent de prélever des moustiques une nuit par semaine dans l’ensemble de la province. Les moustiques qui se laissent prendre au piège sont ensuite examinés en vue de l’identification de l’espèce à laquelle ils appartiennent et de leur dénombrement. Cela nous permet de collecter des données sur le nombre de moustiques ramassé par espèce chaque saison dans chacun des sites. Les responsables de la santé publique utilisent ces données pour évaluer le risque d’infection de la population humaine au VNO ou au VEEE.

Depuis 2002, plus de 11 millions de moustiques ont ainsi été collectés en Ontario, parmi lesquels 5 millions ont été identifiés comme appartenant à une espèce donnée. Parmi les espèces de moustiques prélevées, en voici les plus communes :

  • Aedes vexans (30 % de tous les moustiques identifiés)
  • Coquillettidia perturbans (25 % de tous les moustiques identifiés)
  • Culex pipiens/restuans (14 % de tous les moustiques identifiés)
  • Ochlerotatus trivittatus (7 % de tous les moustiques identifiés)
  • Ochlerotatus stimulans (6 % de tous les moustiques identifiés)

Pourquoi la surveillance des moustiques est-elle si importante?

En plus de permettre l’évaluation du risque de maladies transmises par les moustiques, la surveillance de ces insectes fait partie intégrante des connaissances sur l’évolution des populations de moustiques au fil du temps. Le changement climatique (l’augmentation des températures pendant l’été et des hivers plus cléments), l’accroissement de l’urbanisation et l’intensification des voyages et du commerce à l’échelle mondiale sont autant de facteurs qui contribuent à augmenter les possibilités de détecter de nouvelles espèces de moustiques en Ontario.

Comme on a récemment pu le constater avec la propagation mondiale du virus du chikungunya et du virus Zika, les virus transmis par les moustiques peuvent émerger rapidement, créant le besoin de réagir rapidement. Le programme de surveillance des moustiques qui existe en Ontario est l’un des plus solides d’Amérique du Nord et il permet aux responsables de la santé publique de préparer une intervention rapide pour réagir face aux nouveaux agents pathogènes transmis par des moustiques envahissants.

Il arrive que, dans le cadre de la surveillance des moustiques, on en détecte des espèces inhabituelles. S’il est vrai que la plupart d’entre elles ne s’établiront jamais dans notre province du fait de l’absence d’habitat et de climat appropriés, des espèces nouvelles peuvent toutefois s’y établir. L’une d’elles, l’Aedes japonicus (normalement originaire d’Asie du Sud-Est), a ainsi été observée pour la première fois en Ontario en 2001 et, dès 2005, elle s’était rapidement répandue au sud de la province.

À l’automne 2016, les responsables de la santé publique ont repéré pour la première fois au Canada, dans la ville de Windsor, des moustiques de l’espèce Aedes aegypti et ils ont observé les premières preuves de la propagation d’une population de moustiques de l’espèce Aedes albopictus. Ces deux espèces de moustiques sont des piqueurs agressifs de l’être humain et des vecteurs potentiels de la dengue, du chikungunya, de la fièvre jaune et du Zika dans les régions plus chaudes du globe. Nous ne pensons pas que ces moustiques de type Aedes survivront à l’hiver en Ontario, mais il est important que nous continuions à surveiller leur présence afin de nous assurer qu’aucune de ces espèces ne s’établisse dans le sud de l’Ontario.

Nous savons que les moustiques peuvent être des piqueurs désagréables et transmettre des agents pathogènes mais qu’en est-il de leurs bienfaits dans l’environnement?

« La plupart d’entre nous se passerait bien des moustiques et la planète dans son ensemble ne s’en trouverait guère changée s’ils étaient éliminés. Toutefois, outre leur beauté et les enseignements qu’ils nous donnent en matière d’évolution, ils jouent un rôle écologique important dans de nombreux écosystèmes, en tant que pollinisateurs, prédateurs ou proies ». Dr Mark P. Nelder, spécialiste principal de programme et entomologiste médical, Service des entéropathogènes, des zoonoses et des maladies à transmission vectorielle de Santé publique Ontario​ 

juin 08
Santé publique 101 : Carcinogènes environnementaux
mai 25
Les inondations récentes en Ontario soulèvent des craintes liées à la contamination de l’eau

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Photo: Kevin McDermott, technicien en recherche, Laboratoire de SPO de Kingston.

 

Inondation et réseau privé d’eau potable

Chaque année à la fonte des neiges, le ruissellement (ou ruissellement printanier) fait en sorte que des contaminants s’infiltrent dans les eaux souterraines. Cette année, en plus du ruissellement printanier, l’Ontario et le Québec ont reçu des quantités record de pluie qui ont entraîné des inondations dans beaucoup de secteurs. Ces inondations, combinées au ruissellement printanier annuel, ont produit un risque plus élevé que la normale en ce qui concerne les contaminants, en particulier dans l’eau des puits privés.
L’inondation est un problème sérieux. Vous devez comprendre les risques et connaître les mesures à prendre pour assurer votre protection et celle de votre famille.
 
Quels sont les risques?
L’inondation peut nuire à la qualité de l’eau, ce qui est particulièrement préoccupant pour les résidents ruraux de l’Ontario qui utilisent des réseaux privés d’eau potable. Sachez que l’inondation peut causer la contamination des sources d’eau privées, comme les puits.
 
« Les réseaux privés d’eau potable servent beaucoup d’Ontariennes et d’Ontariens, en particulier dans les régions rurales et éloignées. Ces réseaux sont vulnérables à la contamination par des pathogènes fécaux, surtout en cas d’inondation, et doivent faire l’objet d’analyses fréquentes. » 
 - Dre Anna Majury, microbiologiste clinicienne et environnementale, SPO
 
Que devrais-je faire?
Si vous utilisez un puits privé pour vous alimenter en eau, veillez à communiquer avec votre bureau local de santé publique ou le laboratoire de Santé publique Ontario de votre localité pour faire analyser votre eau. Ne buvez pas l’eau et ne l’utilisez pas pour préparer des aliments ou pour vous brosser les dents jusqu’à ce qu’il soit déterminé que la source ne présente aucun indicateur de contamination bactérienne.
 
Il importe de faire analyser l’eau régulièrement au cours de l’année. Toutefois, pendant les inondations, les fortes pluies, la fonte des neiges ou le ruissellement printanier, on recommande aux propriétaires de puits privés des analyses plus fréquentes (au moins une fois par mois).
 
Inondation et réseau d'égout privé
Si votre terrain est inondé ou risque de le devenir, prévoyez que cela risque d’avoir un effet sur votre réseau d’égout privé. Un réseau d’égout inondé ne fonctionne pas bien et peut causer des problèmes, y compris :
  • un refoulement d’eaux usées dans votre maison;
  • la contamination de votre source d’eau.
En cas d’inondation, demandez à votre bureau local de santé publique des conseils sur la façon de gérer votre réseau d’égout privé durant la période d’inondation.
Ressources
Si vous avez des questions ou souhaitez faire analyser votre eau, veuillez communiquer avec votre bureau local de santé publique.
mai 24
Découvrez ce que vous avez manqué à TOPHC 2017!

​25/05/2017

Durant trois jours en mars, le congrès ontarien de la santé publique – TOPHC 2017, dont le thème cette année était « Défis mondiaux. Solutions locales. », a transformé le Centre Allstream de Toronto en un centre de découverte, d'innovation et de recherche en santé publique. SPO collabore avec l’Ontario Public Health Association et l'Association of Local Public Health Agencies à l'organisation de ce congrès. Maintenant dans sa septième année, TOPHC a vu sa plus grande participation à ce jour et a présenté plus de 180 sessions, ateliers et présentations d'affiches.

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La plupart des présentations et des affiches du congrès de cette année sont maintenant disponibles sur le site tophc.ca. De plus, assurez-vous de consulter le blogue de TOPHC, qui couvre les sessions, les ateliers et les points saillants sur les médias sociaux.

Quelques présentations et vidéos d'intérêt.

Sessions pléniaires (en anglais)

Les sessions Hot TOPHC (en anglais)

mai 19
Nos gens: Philip Banh, administrateur des systèmes d'infobiologie, Centre d'infobiologie

​19/5/17

Phil Banh FR.png

 

mai 10
La mesure du processus d’élaboration des politiques — nouvelle ressource!

10/05/2017​

Nous, les professionnels de la santé publique, savons que le processus d’élaboration des politiques est complexe et que l’évaluation de ce processus peut être encore plus compliquée. Alors, quelles questions vous posez-vous lorsque vous planifiez l’élaboration d’une politique?

Notes collantes sur un tableau blancNotre nouvelle ressource intitulée Pleins feux sur : La mesure du processus d’élaboration des politiques​ énonce des questions pouvant guider la mesure du progrès de l’élaboration d’une politique publique saine. Ces questions ont été cernées au cours d’une analyse documentaire portant sur quatre théories couramment mentionnées :

  • le modèle heuristique des étapes (stages heuristic model);
  • le cadre des courants multiples (multiple streams framework);
  • le cadre des coalitions de cause (advocacy coalition framework);
  • la théorie de l’équilibre ponctué (punctuated equilibrium theory).

Nous n’avons pas trouvé d’indicateurs d’évaluation particuliers dans la documentation, mais ces questions d’orientation offrent un bon point de départ pour mesurer le progrès du travail d’élaboration des politiques.

Assembler le casse-tête : le modèle en huit étapes de mise en œuvre d’une politique publique saine défini par SPO

En 2016, nous avons mis à jour notre modèle en huit étapes de mise en œuvre d’une politique publique saine. Ces huit étapes sont organisées en trois phases contribuant à faire avancer le processus d’élaboration des politiques : 1) la planification, 2) la mise en œuvre et 3) l’évaluation. Les questions énoncées dans le document Pleins feux sur sont en adéquation avec la phase de planification et les quatre premières étapes du modèle en huit étapes de mise en œuvre d’une politique publique défini par SPO.

Si vous avez des questions concernant ce Pleins feux sur ou une autre ressource en matière de politiques de SPO, veuillez écrire à hpcb@oahpp.ca


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