Profil : Le Dr Jonathan Gubbay

SPO à l’œuvre

2 févr. 2016

Étudier et résoudre les complexités des virus respiratoires

À titre de médecin microbiologiste à Santé publique Ontario, le Dr Jonathan Gubbay porte plusieurs chapeaux. Spécialiste de l’étude des virus respiratoires, il dirige des projets de recherche, formule des conseils et des recommandations à propos des résultats des tests et collabore avec d’autres laboratoires et organisations sur des approches de lutte contre les virus émergents comme l’Ebola et le MERS-CoV.

Originaire d’Australie, le Dr Gubbay est venu au Canada pour prendre part à une formation avancée en microbiologie médicale, et les virus respiratoires ont piqué son intérêt. « Comme je suis pédiatre spécialiste des maladies infectieuses de formation, je me suis dit qu’il serait logique d’acquérir des compétences en virologie, car les enfants sont plus vulnérables aux infections virales », explique-t-il. Il poursuit sa pratique clinique à titre de pédiatre spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital Sick Kids et, à son avis, les fonctions qu’il y exerce l’aident à accomplir son travail au laboratoire de SPO. « Grâce à mon travail clinique, je peux voir quels aspects de nos procédures de tests il faudrait améliorer au laboratoire. Lorsque je fais face à un problème concernant un patient, je suis en mesure de mieux comprendre et déterminer les recherches que j’aimerais approfondir en laboratoire. »

Au laboratoire de SPO, qui est un centre d’expertise voué à la détection et à l’identification des maladies infectieuses, le Dr Gubbay étudie les complexités des virus respiratoires comme la grippe, le virus respiratoire syncytial et le rhinovirus, pour n’en nommer que quelques-uns. Auteur de plus de 70 publications, il cherche actuellement à savoir si la quantité de virus présent lors d’une infection respiratoire est importante sur le plan clinique et peut servir à prédire les résultats sur la santé. « Les tests cliniques actuels nous permettent seulement de constater l’absence ou la présence d’un virus, mais personne ne sait exactement dans quelle mesure il est important de connaître la quantité de virus à l’œuvre », indique le Dr Gubbay. Ses recherches pourraient également influencer les recommandations relatives à l’isolement des patients, par exemple en déterminant si une quantité donnée de virus indique qu’un patient est plus contagieux et doit être mis en isolement.

Le Dr Gubbay met aussi à profit ses compétences uniques pour étudier de nouveaux pathogènes comme le MERS-CoV, de même que la plus récente flambée épidémique d’Ebola en Afrique occidentale. « Nous disposions d’information sur le comportement préalable du virus Ebola, mais cette fois-ci, il s’agissait d’un type différent d’éclosion de la maladie; nous avons donc dû tenir compte des nouvelles données à propos du virus parallèlement aux renseignements que nous possédions déjà à son sujet, notamment en ce qui concerne la lutte contre les infections et la façon de traiter le virus de façon sécuritaire, en particulier s’il se retrouvait Canada », précise le Dr Gubbay. « Dans le cas des pathogènes émergents, notre principale tâche au laboratoire consiste à élaborer de nouveaux tests, que ce soit en concevant nos propres protocoles ou en mettant rapidement en œuvre des protocoles d’essai de l’Organisation mondiale de la Santé. » Le Dr Gubbay était un membre important du groupe de travail sur les laboratoires ayant mis sur pied des protocoles relatifs à l’Ebola pour les laboratoires de l’Ontario.

De son propre aveu, la technologie a fortement influencé son travail. Les progrès réalisés au cours des 10 dernières années dans le domaine des technologies moléculaires et du séquençage de nouvelle génération l’ont aidé à accomplir plus efficacement son travail. Le laboratoire de pointe de SPO tire profit à la fois de l’analyse moléculaire et de la culture virale pour étudier les virus respiratoires, la première de ces méthodes étant beaucoup plus efficace pour en apprendre davantage sur les virus. Dans le cadre des activités de surveillance de la grippe, le laboratoire commence à utiliser le séquençage de nouvelle génération parallèlement aux méthodes de séquençage conventionnelles utilisées à cette fin. De plus, l’équipe du laboratoire cherche à mettre en œuvre de nouveaux tests qui peuvent détecter 14 virus différents à l’aide d’un seul échantillon. Remettant son chapeau de clinicien, le Dr Gubbay soutient que le fait d’avoir accès à des tests détectant simultanément plusieurs pathogènes permettra de rationaliser le processus d’établissement du diagnostic, car comme de nombreux virus respiratoires présentent des symptômes cliniques semblables, les cliniciens n’auront plus à demander des tests distincts pour chacun des pathogènes potentiels. 

Selon le Dr Gubbay, une part du mérite revient à ses collègues qui l’ont soutenu.

« Mon équipe m’aide à accomplir mon travail; nous sommes tous fermement engagés à améliorer la vie des Ontariennes et Ontariens », déclare-t-il. « Le laboratoire est un endroit bourdonnant d’activité où sont effectués des millions de tests chaque année. Nous réussissons à faire des tests cliniques et de la recherche tout en renforçant notre capacité à répondre aux menaces émergentes, et nous en retirons une grande satisfaction. »

— Dr Jonathan Gubbay, médecin microbiologiste, Santé publique Ontario
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Mis à jour le 2 févr. 2016