La recherche en action : la vaccination contre le VRS offre une protection efficace aux nourrissons

SPO à l’œuvre

15 sept. 2026

Une nouvelle étude canadienne menée par des chercheurs de Santé publique Ontario et des partenaires de tout le Canada dans le cadre du projet SPRINT-KIDS a révélé que le nirsevimab, un vaccin à action prolongée qui aide à protéger les nourrissons contre le virus respiratoire syncytial (VRS), a réduit de 97 % les admissions en unité de soins intensifs liées au VRS et a diminué de près de 80 % les soins hospitaliers liés au VRS au cours de la saison 2024-2025, soulignant ainsi son efficacité dans la prévention des formes graves de la maladie chez les nourrissons.

L’étude a analysé les données de près de 2 000 nourrissons de moins d’un an ayant subi un dépistage du VRS dans sept hôpitaux pédiatriques de l’Ontario et du Québec. Les nourrissons ayant reçu le nirsevimab étaient nettement moins susceptibles d’avoir besoin de soins d’urgence, d’une hospitalisation ou de soins intensifs en raison d’une infection par le VRS.

Le VRS est l’une des principales causes d’hospitalisation chez les nourrissons et les jeunes enfants. À l’automne 2024, l’Ontario et le Québec sont devenus les premières provinces canadiennes à offrir un accès universel financé par les fonds publics au nirsevimab pour les nourrissons entrant dans leur première saison du VRS.

Les résultats ont montré une protection solide : le nirsevimab a réduit le risque de consultations aux urgences liées au VRS de 77 %, les hospitalisations de 79 % et les admissions en unité de soins intensifs de 97 %. Dans l’ensemble, les nourrissons ayant reçu le nirsevimab présentaient un risque 78 % plus faible de développer une infection par le VRS nécessitant des soins hospitaliers par rapport à ceux n’ayant pas bénéficié du vaccin.

La protection est restée élevée dans l’ensemble des populations de nourrissons, y compris chez les prématurés et ceux présentant des pathologies sous-jacentes, et s’est avérée constante selon la tranche d’âge et la province. Ces résultats fournissent les premières données canadiennes démontrant que les programmes de vaccination contre le VRS financés par les pouvoirs publics peuvent contribuer à prévenir les formes graves de la maladie chez les nourrissons et à réduire la pression sur les hôpitaux.

« À l’approche de la saison des infections respiratoires, ces résultats rappellent à point nommé l’impact que le VRS peut avoir sur les nourrissons, les familles et le système de santé. Notre étude montre que le nirsevimab a offert une protection solide au cours de la première saison de circulation du VRS chez les nourrissons, réduisant considérablement les visites aux urgences, les hospitalisations et les admissions en soins intensifs liées au VRS. Le maintien de l’accès à la vaccination contre le VRS en Ontario peut contribuer à prévenir les formes graves de la maladie chez les nourrissons et à alléger la pression sur les hôpitaux lorsque les virus respiratoires circulent. »

— Sarah Buchan, Ph. D.

À propos de l’étude

L’étude a été menée dans le cadre du Programme de surveillance pour l’identification et le suivi rapides des maladies infectieuses chez les enfants (SPRINT-KIDS), un réseau national de surveillance des maladies infectieuses pédiatriques. Le financement a été octroyé par l’Agence de la santé publique du Canada.

Événement

PHO Rounds: Respiratory Season 2026–27, Part 1: Surveillance and Testing of Respiratory Pathogens in Ontario

The first session will provide an overview of current epidemiological trends for COVID-19, influenza, and respiratory syncytial virus (RSV) activity in Ontario, Canada and internationally. The session also describes the planned approach to testing across the provincial laboratory network for respiratory viruses for the 2026–27 season.

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Publié le 15 sept. 2026