Le vaccin contre la coqueluche est efficace au cours des premières années, mais l’immunité s’affaiblit considérablement par la suite

Communiqué

26 sept. 2016

Le vaccin contre la coqueluche est très efficace afin de protéger les gens au cours des trois premières années après la vaccination, mais l’immunité s’affaiblit considérablement au cours des quatre années qui suivent, et la protection est faible ou inexistante après sept ans, selon une nouvelle recherche de Santé publique Ontario (SPO) et de l’Institut de recherche en services de santé (IRSS) has found.

« Malgré l’affaiblissement de l’immunité conférée par le vaccin contre la coqueluche, il est important de noter que le nombre de cas de coqueluche au Canada est encore assez faible, a déclaré la  Dre Natasha Crowcroft, directrice générale de la recherche appliquée sur l’immunisation à Santé publique Ontario et chercheure principale de l’étude. La meilleure façon pour les parents de prévenir la coqueluche est de faire vacciner leurs enfants en temps opportun. »

The résultats de la recherche  sont publiés dans le numéro du 26 septembre du CMAJ (Canadian Medical Association Journal). L’étude a été menée en collaboration avec les chercheurs de SPO, le Dr Kevin Schwartz, auteur principal de l’article et médecin en prévention et contrôle des infections, le Dr Jeff Kwong, deuxième auteur et scientifique principal à l’IRSS, ainsi que d’autres scientifiques de SPO, de l’IRSS, de l'Hospital for Sick Children, du Réseau universitaire de santé, de l’Université de Toronto et de l’Université de l’Alberta.

Avant la création du programme public de vaccination contre la coqueluche au Canada, l’incidence de la maladie était en moyenne de 156 cas pour 100 000 habitants. Depuis le début du programme de vaccination, le nombre de nouveaux cas variait de deux pour 100 000 en 2011 à 13,9 en 2012. Désormais, au Canada, les épidémies de coqueluche ont tendance à se concentrer dans les communautés sous-immunisées.

Le vaccin actuel contre la coqueluche (version « acellulaire ») est utilisé au Canada depuis 1997 et est également utilisé dans le reste de l’Amérique du Nord, en Australie, en Nouvelle-Zélande et un peu partout en Europe. Le vaccin à cellules entières précédemment utilisé a été abandonné en Amérique du Nord en raison des effets secondaires chez les enfants, comme la douleur au site d’injection et la fièvre.

L’étude a analysé les données de laboratoire de santé publique liées aux données de vaccination de la population concernant un total de 5 867 personnes nées entre 1992 et 2013. De ce nombre, 486 personnes ont reçu un résultat positif d’infection à la coqueluche, tandis que les autres 5 381 ont reçu un résultat négatif. Les chercheurs ont constaté que l’immunité était élevée au cours des trois premières années après la vaccination. Mais après sept ans, il y avait peu ou pas de protection. Les nourrissons qui ont reçu la nouvelle version acellulaire du vaccin lors de leurs trois premières doses du vaccin étaient deux fois plus susceptibles de contracter la coqueluche par rapport aux personnes qui avaient reçu l’ancien vaccin à cellules entières lorsqu’elles étaient nourrissons.

L’ancien vaccin est encore utilisé un peu partout dans le monde (notamment dans les pays où le revenu est faible ou moyen).

« Nous savions que l’ancien vaccin à cellules entières utilisé au Canada n’était pas très efficace, en particulier lorsqu’on le compare à d’autres marques de vaccin à cellules entières utilisées ailleurs dans le monde. Mais nous avons été surpris de constater que les bébés qui ont reçu une ou plusieurs doses du vaccin canadien à cellules entières avaient encore une meilleure protection des années plus tard par rapport à la nouvelle version acellulaire. Cette conclusion a de profondes répercussions sur la compréhension de l’efficacité des vaccins anticoquelucheux, » a expliqué le Dr Schwartz.

Des études récentes réalisées aux États-Unis ont également constaté un affaiblissement de l’immunité au fil du temps après l’immunisation.

Les auteurs indiquent que cette recherche souligne la nécessité de réévaluer les stratégies de vaccination contre la coqueluche au Canada et de stimuler le développement de vaccins.

Les personnes les plus à risque de complications graves dues à la coqueluche sont les nourrissons et les bébés, qui peuvent être trop jeunes pour recevoir le vaccin. La recherche et les pratiques actuelles suggèrent que la meilleure façon de protéger les nourrissons et les bébés consiste à vacciner les nourrissons en temps opportun et les femmes enceintes, ce qui confère une certaine immunité aux nourrissons et limite la probabilité que la mère transmette la maladie à son enfant, après la naissance.

Selon les chercheurs, le fait de veiller à ce que les enfants et les autres membres du ménage soient immunisés en temps opportun diminue les risques d’infection. Toutefois, le but ultime est de rechercher un nouveau vaccin plus efficace et plus durable contre la coqueluche.

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Mis à jour le 26 sept. 2016