Recherche à l’œuvre : Dre Erin Hobin

SPO à l’œuvre

12 janv. 2017

Prévenir la maladie chronique : changer le milieu pour faire du choix le plus sain le choix le plus facile

Vous vous êtes déjà demandé combien de calories contient votre sous-marin favori? Vous avez déjà tenté de déterminer le contenu nutritionnel d’un repas pour enfant dans un restaurant de restauration rapide? La Dre Erin Hobin l’a fait aussi. Ses recherches relatives à l’étiquetage nutritionnel dans les supermarchés et aux aliments offerts dans les menus des restaurants produisent des réponses ayant des incidences importantes pour notre santé.

La Dre Hobin, une scientifique de Santé publique Ontario, examine les politiques et les programmes qui favorisent l’alimentation saine et l’activité physique dans l’ensemble de la population. Certaines de ses conclusions les plus intrigantes concernent les aliments offerts dans les restaurants de restauration rapide et la quantité d’information mise à la disposition des consommateurs.

« Les gens mangent beaucoup de calories vides et des aliments à teneur élevée en sodium, souvent à leur insu », a déclaré la Dre Hobin. « Il est essentiel d’aider les gens à faire des choix plus éclairés pour modifier notre environnement alimentaire. »

La Dre Hobin a constaté la nécessité pressante de mieux comprendre le contenu nutritionnel des aliments de restauration rapide et des aliments présentés dans les menus, deux sujets peu étudiés au Canada.

Forest plot comparing relative estimates of mean calories of fast food Kids’ Menu foods across countries.

Figure 1 Graphique en forêt comparant les estimations relatives de la moyenne des calories contenues dans les menus pour enfants de restauration rapide, selon le pays.

Forest plot comparing relative estimates of mean calories of fast food Kids’ Menu foods across countries.

Figure 2 Graphique en forêt qui comparant les estimations relatives de la moyenne de sodium contenu dans les menus pour enfants de restauration rapide, selon le pays.

En octobre 2013, la Dre Hobin a fait les grands titres avec une étude qu’elle a dirigée sur les menus pour enfants des restaurants de restauration rapide de cinq pays (en anglais). Les chercheurs ont comparé la teneur en calories, en sodium et en graisses totales et saturées des aliments offerts dans les menus pour enfants des plus grandes chaînes multinationales de restauration rapide de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni (R.-U.) et des États-Unis (É.-U.). L’équipe a aussi examiné les effets possibles d’une nouvelle loi des É.-U. exigeant que les menus des restaurants indiquent la teneur en calories et de recommandations relatives à des cibles volontaires de réduction du sodium au R.-U.

Fait intéressant, l’étude indiquait que les aliments compris dans les menus pour enfants contenaient beaucoup moins de calories dans les restaurants de restauration rapide des É.-U., où l’étiquetage des menus est exigé. En moyenne, chaque aliment des menus pour enfants de ces restaurants contenait 63 calories de moins que ceux des autres pays. Au R.-U., la teneur moyenne en sodium d’un aliment d’un menu pour enfants était inférieure de 150 mg à celle des aliments de menus semblables des autres pays. Chaque aliment compris dans un menu pour enfants d’un restaurant de restauration rapide du Canada avait en moyenne la plus haute teneur en sodium et la deuxième plus haute teneur en calories par rapport à ceux des autres pays étudiés.

En octobre 2013, la Dre Hobin a fait les grands titres avec une étude qu’elle a dirigée sur les menus pour enfants des restaurants de restauration rapide de cinq pays (en anglais). Les chercheurs ont comparé la teneur en calories, en sodium et en graisses totales et saturées des aliments offerts dans les menus pour enfants des plus grandes chaînes multinationales de restauration rapide de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni (R.-U.) et des États-Unis (É.-U.). L’équipe a aussi examiné les effets possibles d’une nouvelle loi des É.-U. exigeant que les menus des restaurants indiquent la teneur en calories et de recommandations relatives à des cibles volontaires de réduction du sodium au R.-U.

Fait intéressant, l’étude indiquait que les aliments compris dans les menus pour enfants contenaient beaucoup moins de calories dans les restaurants de restauration rapide des É.-U., où l’étiquetage des menus est exigé. En moyenne, chaque aliment des menus pour enfants de ces restaurants contenait 63 calories de moins que ceux des autres pays. Au R.-U., la teneur moyenne en sodium d’un aliment d’un menu pour enfants était inférieure de 150 mg à celle des aliments de menus semblables des autres pays. Chaque aliment compris dans un menu pour enfants d’un restaurant de restauration rapide du Canada avait en moyenne la plus haute teneur en sodium et la deuxième plus haute teneur en calories par rapport à ceux des autres pays étudiés.

« Les enfants sont des cibles importantes des interventions en matière de nutrition » a dit la Dre Hobin. « Près d’un tiers des enfants sont en surpoids ou obèses, et les repas pour enfants sont les aliments de restauration rapide les plus populaires vendus aux enfants de moins de 13 ans. »

La Dre Hobin ajoute que selon ses conclusions, il se peut que les restaurants de certains pays réagissent aux initiatives gouvernementales visant à améliorer l’environnement alimentaire. De plus, ces initiatives peuvent entraîner une amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments qui ciblent directement les enfants. »

Mais quels types de renseignements nutritionnels sont disponibles en réalité dans nos restaurants et sous quelle forme? La Dre Hobin s’apprête à publier les conclusions d’une étude financée par le Propel Centre for Population Health Impact de l’Université de Waterloo et portant sur les 10 plus grandes chaînes de restaurants de restauration rapide du Canada. C’est un sujet opportun, car des administrations de toutes les régions du Canada s’efforcent de déterminer la façon de fournir de meilleurs renseignements nutritionnels aux consommateurs. Le gouvernement de l’Ontario, par exemple, a annoncé des plans concernant le dépôt d’une loi sur l’étiquetage obligatoire des menus des chaînes comptant au moins cinq restaurants dans la province.

La Dre Hobin s’intéresse également à ce que nous achetons à l’épicerie. Par exemple, elle tente de déterminer comment la mise en œuvre d’un système simple d’affichage d’une cote nutritionnelle sur la tablette près du prix de l’article pourrait modifier les décisions d’achat d’aliments des Canadiens. Financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), son étude pluriannuelle examine les variations des habitudes des consommateurs en matière d’achat d’aliments dans des supermarchés situés partout au Canada selon qu’ils utilisent ou non ce système d’affichage de cote nutritionnelle sur la tablette.

En plus d’étudier les effets du système d’affichage de cote sur la tablette, la Dre Hobin a reçu une subvention de la Fondation canadienne de la recherche en diététique, qui l’a chargée de déterminer comment certaines modifications du tableau de la valeur nutritive imprimé sur les aliments préemballés peuvent aider les jeunes Canadiennes et Canadiens à faire des choix alimentaires plus éclairés. En particulier, l’étude vise à déterminer si l’uniformisation des données comme la taille de la portion et l’interprétation du pourcentage de la valeur quotidienne comme étant élevé, moyen ou faible dans les tableaux de la valeur nutritive de produits semblables pourrait faciliter la comparaison de la qualité nutritionnelle des aliments. Cette étude contribuera à orienter d’éventuelles modifications des règlements du Canada relatifs aux tableaux de la valeur nutritive.

En outre, la Dre Hobin est enthousiaste au sujet d’une étude financée par les IRSC qu’elle vient de terminer. Elle portait sur les effets d’une politique du Manitoba qui impose l’éducation physique aux élèves de chacun des niveaux de la 9e à la 12e année. Les responsables des politiques utiliseront ses résultats pour améliorer la mise en œuvre de la politique.

Pour la Dre Hobin, les « interventions au niveau de la population » (les programmes et les politiques qui touchent de grands groupes de personnes) sont essentielles pour modifier le comportement.

« Lorsque des comportements ou des maladies touchent une proportion élevée de la population, il est trop difficile de provoquer un changement au niveau individuel. Il est beaucoup plus facile d’être inactif et de se nourrir mal que de faire des choix plus sains, » dit-elle. « Nous devons créer un milieu où les gens sont orientés vers les bons choix. Le but de la modification des politiques ou de l’environnement est de faire du choix le plus sain le choix le plus facile. »

Selon la Dre Hobin, sa collaboration avec le gouvernement, l’industrie et d’autres intervenants fait en sorte que ses travaux fournissent des données probantes « pertinentes et applicables » permettant de guider les programmes et les politiques visant la population — et de faire progresser la lutte contre les maladies chroniques.

Publications choisies (en anglais) :

  1. Hobin E, So J, Rosella L, Comte M, Manske S, McGavock J. Trajectories of Objectively Measured Physical Activity Among Secondary Students in Canada in the Context of a Province-Wide Physical Education Policy: A Longitudinal Analysis. Journal of Obesity Volume 2014 (2014), Article ID 95864.
  2. Hobin E, Hammond D, White C, Lennon L, Chiu M, O’Brien, M. Nutritional quality of food items on fast food “Kids’ Menus”: comparisons across countries and companies. Public Health Nutr; Forthcoming 2013.
  3. Hobin EP, Hammond DG, Daniel S, Hanning RM, Manske S. The Happy Meal® effect: The impact of toy premiums on healthy eating among children in Ontario, Canadahttp://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23618634?dopt=abstract. Can J Public Health. 2012;103(4):e244-8.
  4. Hobin EP, Leatherdale ST, Manske S, Dubin JA, Elliott S, Veugelers P. A multilevel examination of gender differences in the association between features of the school environment and physical activity among a sample of grades 9 to 12 students in Ontario, Canada. BMC Public Health. 2012;12:74,2458-12-74.
  5. Hobin E, Hayward S, Riley B, DiRuggerio E, Birdsell J. The intersection between population health intervention research and knowledge translation: implications for policy, practice, and research. Evidence and Policy, 2012;8(1):97-115.

PHO in Action: Erin Hobin

Dr. Ho​bin discusses her research on policies or programs that promote healthy eating and physical activity in the population as a whole.

Durée : 3 minutes

Événement

PHO Grand Rounds: Contemporary issues and implications for GBT2Q men’s sexual health service delivery and health promotion

This presentation explores local and provincial perspectives on these emerging public health issues, in addition to initiatives and resources that address them. Staff from the Gay Men’s Sexual Health Alliance of Ontario speak to their initiatives that focus on Party n Play and Ottawa Public Health discusses their nurse-led active-offer PrEP (Pre-exposure prophylaxis) clinic. 

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Mis à jour le 12 janv. 2017